Accouplements d’hémiptères

Pour des informations plus complètes et détaillées sur les accouplements d’hémiptères, vous pouvez consultez ces très bonnes pages sur la reproduction des insectes.

Hémiptères

Les hémiptères sont un ordre d’insectes piqueurs-suceurs auquel appartiennent par exemple les punaises (sous-ordre des hétéroptères). Quelques espèces sont ici présentées en plein accouplement. Il faut toutefois noter que la reproduction sexuée n’est pas la seule pratiquée par les hémiptères. Ainsi, diverses espèces de pucerons  (sous-ordre des homoptères) recourent à la parthénogenèse pour faire rapidement croître leurs populations à la belle saison et ne s’accouplent qu’à l’approche de l’hiver pour pondre des oeufs plus résistants.   

La carapace de certains hémiptères, comme ces graphosomes italiens (Graphosoma lineatum), leur interdit toute souplesse de l’abdomen. Leur accouplement se produit de ce fait dans une posture peu pratique, dos à dos. Ces punaises sont aussi appelés pentatomes rayés ou encore punaises arlequin.

Les gerris ne semblent pas avoir cette difficulté et le petit mâle s’accroche fermement sur le dos de la femelle à l’aide de sa paire de pattes antérieures. Les gerris sont parfois improprement appelés araignées d’eau alors qu’il s’agit bien d’insectes. La femelle vient ici de trouver une araignée tombée à l’eau (tétragnathe) dont elle fait son repas.

Le pyrrhocore (“punaise au corps de feu”, Pyrrhocoris apterus), ou gendarme, est un hémiptère grégaire très commun, en particulier sur les troncs des tilleuls. Comme toutes les punaises, le pyrrhocore pratique la métamorphose incomplète de sorte que ses larves sont assez semblables aux imagos. L’insecte plus petit et plus rouge qui observe l’accouplement sur la photo centrale est ainsi une larve de gendarme.

Autre espèce très commune d’hémiptère, la punaise brune, ou corée marginée (Coreus marginatus), est une punaise phytophage ayant une prédilection pour les plantes de la famille de l’oseille. Son rostre perforateur lui permet de se nourrir de leurs feuilles ou de leurs fruits. C’est également dans ces plantes qu’elle pond ses oeufs et que ses larves se développent.

Une autre punaise des plus communes en Europe est la punaise verte (Palomena prasina). Cette espèce est inoffensive mais peut émettre une odeur nauséabonde si elle se sent menacée.

Je n’ai jamais vu le pentatome méridional (Carpocoris mediterraneus atlanticus) dans le Val d’Orge. Ceux qui s’accouplent ici ont été rencontrés lors d’un séjour dans la Drôme. Cette belle punaise aux couleurs vives mesure autour de 12mm, taille comparable aux punaises brunes du Val d’Orge.

Le même site accueillait une autre espèce, de petite taille (3 à 4mm), que je n’avais jamais rencontrée. Malgré ses faux airs de coléoptère, il s’agit certainement de Coptosoma scutellatum qui serait l’unique représentant en France de la famille des Plataspidae appartenant à l’ordre des hémiptères. Pour l’accouplement, le mâle exhibe au bout de son abdomen une curieuse “roue”, malheureusement peu visible ici, par laquelle il s’accole à la femelle.

Ces hétéroptères non identifiés (sous-ordre des hémiptères regroupant les punaises), reconnaissables à leurs ailes partiellement membraneuses et surtout à leur rostre perforateur, ont été rencontrées en plein accouplement sur une île du Cap Vert, un mois de décembre.

Posture peu commune chez les insectes, les cercopes sanguins (cercopis vulnerata) s’accouplent en se plaçant côte à côte. Ces hémiptères communs d’1cm environ se nourrissent du suc des plantes qu’ils pompent grâce à leur trompe après perforation.

Accouplements de punaises ornées (Eurydema ornata), également appelées punaises rouges du chou. Comme leur nom l’indique, ces hétéroptères au long rostre, bien visible sur ces images, apprécient les brassicacées mais également les poacées sur lesquelles elles s’accouplent ici.